Automne 2011 : exercices de simulation
Le 29 septembre, un exercice de simulation s’est déroulé dans le cadre de l’expertise du Plan de Gestion des Ouvrages en Période de Crue (PGOPC) du Symadrem. Au cours de cet exercice, les équipes de surveillance des commandes d’Arles, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Tarascon, Saint-Gilles et Vauvert ont cheminé sur les digues, en surveillance diurne. Cet exercice a permis une première mise en œuvre des nouveaux outils de gestion lorsque le Rhône est en crue.
Du 18 au 20 octobre, une crue majeure du Rhône a été simulée sur les communes de Beaucaire, Fourques et Saint-Gilles. ERIDAN - c’est le nom de cet exercice, piloté par la Préfecture du Gard - a consisté à tester les dispositifs techniques et réglementaires élaborés suite aux inondations de décembre 2003, tels que les outils de vigilance des crues.
Jeudi 20 octobre, le Centre Technique Municipal a été évacué et la commune a déclenché le Plan Communal de Sauvegarde (PCS), dispositif stratégique et opérationnel à déployer en situation de crise. Les services impliqués (Service Départemental d’Incendie et de Secours / SDIS, Gendarmerie Nationale et SYMADREM – qui a engagé des agents municipaux pour surveiller les digues) ont pu tester en temps réel les dispositifs opérationnels de gestion de crise, de communication et de partage d’information.
Pour le Directeur de Cabinet du Préfet du Gard "l’un de nos objectifs était de travailler au renforcement de la coordination des moyens de secours. Sur le terrain, tout le monde a joué le jeu".
Il reste des enseignements à tirer de cet exercice grandeur nature. Toujours est-il que la réalité a rattrapé les protagonistes d’ERIDAN dans les premiers jours de novembre. Dès le début de l’alerte orange, la commune a renforcé l’équipe d’astreinte et activé une cellule de crise restreinte, en coordination avec la Préfecture.

- Paul Badré, adjoint délégué à la sécurité publique, sur le terrain avec les agents du CTM le 20 octobre.

- Simulation de surveillance des digues avec le Symadrem le 29 septembre.
Début novembre nous a en effet apporté son lot de pluie, de vent et d’orages, qui ont contribué à un épisode météorologique bien connu : l’épisode cévenol. Les nuages gorgés d’eau par la Méditerranée et poussés par un vent de sud-ouest montent vers les terres, où on relève des cumuls de précipitations importants.
Saint-Gilles a été, cette fois, relativement épargnée, pour plusieurs raisons :
- les nuages sont très vite passés au dessus de la ville, occasionnant des averses certes violentes, mais espacées dans le temps. Il est tombé environ 100 mm en 4 jours (contre plus de 600 mm à Valleraugue) et les eaux de ruissellement ont pu s’évacuer entre deux averses.
- l’eau a pu s’évacuer car les fossés, les bassins de rétention et de compensation, nettoyés par les services municipaux, ont parfaitement tenu leur rôle. Ces mêmes services ont également mis à profit les périodes de calme pour déboucher consciencieusement les regards obstrués par les feuilles mortes et les cailloux, facilitant l’évacuation de l’eau à la fin de la semaine. La Garonnette a donc inquiété, mais sa colère n’a pas causé de dégât.
- pour ce qui est du Rhône, son débit de 7 000 m3/secondes, samedi 5 novembre à midi, a déclenché l’alerte 2 du Symadrem. Comme lors des exercices de simulation, plusieurs équipes techniques municipales sont parties surveiller les digues. L’alerte a pu être levée en soirée, le niveau du Rhône ayant baissé.

- Entretien des fossés en septembre 2011.

- Jean-Claude DOURIEU
Par bonheur, aucun dégât sérieux n’est à déplorer. Elus, services et cadres municipaux ont prouvé une grande réactivité dans la protection de la population et un haut niveau de prévention des risques sur la commune. Jean-Claude DOURIEU, conseiller municipal délégué aux risques naturels et technologiques, les remercie vivement pour leur prévoyance, leur vigilance et leur dévouement.